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Chery envisage de produire au Royaume-Uni dans les usines Jaguar Land Rover

Le Royaume-Uni tente de relancer son industrie automobile nationale. Chery envisage d'utiliser les usines de Jaguar Land Rover pour une production locale, et des discussions à venir à Pékin pourraient façonner l'avenir du secteur pour les décennies à venir.

Pourquoi le Royaume-Uni cherche une alliance avec Chery

Après un net déclin des volumes de production par rapport aux sommets du milieu des années 2010, le secteur automobile britannique a besoin d'un redémarrage. Selon les données du média 32CARS, le gouvernement soutient l'idée de confier les capacités inutilisées de JLR pour produire des véhicules Chery. L'objectif est ambitieux : atteindre 1,3 million de voitures produites annuellement d'ici 2035, alors que la production actuelle reste inférieure à 750 000 unités. Le Premier ministre Keir Starmer sera le premier dirigeant britannique en huit ans à se rendre en Chine pour discuter personnellement des termes d'un partenariat potentiel.

Pourquoi Chery s'intéresse aux usines britanniques

Chery renforce activement sa présence en Europe, et le marché britannique s'est avéré l'un des plus favorables en raison de tarifs réduits. En 2025, les marques Omoda et Jaecoo sont devenues les plus dynamiques parmi les marques chinoises dans le pays. Toutefois, l'entreprise a toujours douté de la rentabilité d'une production locale à cause des coûts élevés de l'énergie et de la main-d'œuvre. Malgré cela, Chery a déjà acquis des usines Nissan à Barcelone et en Afrique du Sud, confirmant ainsi sa volonté d'expansion mondiale.

Ce que JLR et le gouvernement britannique pourraient gagner

Jaguar Land Rover fait face à une sous-utilisation de ses capacités de production, notamment dans le contexte des transformations structurelles en cours et de la transition vers les véhicules électriques. L'arrivée potentielle de Chery pourrait aider à compenser les lignes de production inactives et à restaurer la stabilité économique de certaines parties de l'entreprise. Pour le gouvernement, cette collaboration offre une chance de relancer l'industrie après le Brexit, la pandémie et les bouleversements géopolitiques. Il est également à noter que les marques ont déjà une expérience de coopération, incluant une coentreprise en Chine et un accord de licence pour le nom Freelander utilisé sur les véhicules électriques de Chery.