21:19 06-02-2026
Le ralentissement du marché automobile chinois et son impact en Europe
L’industrie automobile chinoise a entamé l’année 2026 par un net ralentissement. Après plusieurs années de croissance rapide, le plus grand marché mondial fait désormais face à une demande en baisse, une surproduction et une concurrence par les prix intense. Cela pousse les constructeurs chinois à se développer plus agressivement sur les marchés étrangers, en particulier en Europe.
BYD en est un exemple frappant. En janvier, les livraisons du groupe ont chuté d’environ 30 % en glissement annuel, ce qui représente un cinquième mois consécutif de recul. D’autres marques rencontrent des difficultés similaires. Avec un marché intérieur qui s’affaiblit, les exportations sont devenues un axe stratégique majeur.
La présence des marques chinoises dans l’Union européenne progresse depuis 2024. Fin 2025, leur part de marché approchait les 10 %, notamment dans les segments des véhicules électriques et hybrides. En Allemagne, environ 68 000 véhicules de marques chinoises ont été immatriculés. Ce succès s’explique par des prix compétitifs et une gamme de modèles étendue.
Face aux tarifs douaniers de l’UE sur les voitures électriques chinoises, les constructeurs se sont tournés vers les hybrides rechargeables, qui ne sont soumis qu’au tarif standard. Un nouveau système d’aide gouvernemental allemand, qui s’applique également à ces modèles, a offert un coup de pouce supplémentaire.
Les experts soulignent que cette concurrence accrue entraînera des baisses de prix et un choix plus large, en particulier dans la catégorie des véhicules électriques urbains. Pour les acheteurs européens, cela signifie des modèles électrifiés plus abordables, tandis que pour les constructeurs locaux, cela se traduit par une pression croissante de ces nouveaux acteurs du marché.