Dmitry Yakin

Suzuki sort un Jimny plus brutal et attend de voir qui crie le plus fort

Au pied du Mont Fuji, Suzuki sort le Jimny Sierra Gozel Outdoor Concept, taillé pour l’expédition. Pourquoi il n’est pas en vente ? La réponse est passionnante.

Ajouter Tarantas News à vos sources Google préférées

Huit ans que le Jimny de quatrième génération roule — et Suzuki ne lui fiche toujours pas la paix. Voici le Jimny Sierra Gozel Outdoor Concept : plus brut, plus expédition, plus assumé. Première le 14 juin au festival Jimny Sunlight 2026, au bord du lac Yamanaka, au pied du Mont Fuji.

Le concept a été développé avec AWIN, partenaire historique de Suzuki pour les accessoires d’origine. L’essentiel se joue à l’avant : insert de pare-chocs façon aluminium, plaque de protection musclée avec touches rouges, calandre en nid d’abeille frappée d’un « Suzuki » en grandes lettres à la place de la grille standard. Sur les flancs — bavettes rouges, finition métallisée des bas de caisse et habillages inférieurs revus.

Sous le capot, rien de neuf. La base reste le Jimny 3-Door, et la gamme actuelle s’appuie sur le quatre cylindres K15B atmosphérique de 1,5 litre. Il développe 75 kW — soit environ 102 ch — et 130 Nm. Transmission intégrale enclenchable, boîte 5 vitesses manuelle ou automatique à 4 rapports au choix.

Mais le sujet, ce n’est pas la puissance. Le sujet, c’est que Suzuki montre enfin, à visage découvert, jusqu’où le Jimny peut aller en mode expédition sortie d’usine — sans préparation douteuse de garagiste. Protections, kit carrosserie, détails visuels — tout s’inscrit dans un programme d’accessoires officiel, et non dans un assemblage de pièces hasardeuses.

Et c’est là que ça devient intéressant. Cette version, on ne peut pas la commander. Suzuki a amené le concept au festival pour une seule raison : voir comment les propriétaires réagissent. Si l’ovation est assez forte, le kit pourrait partir en série. À côté, on trouvera aussi un Jimny Nomade cinq portes équipé du pack Craggy Style déjà commercialisé — lui, il est beaucoup plus près du marché réel.

Pour le Jimny, ce genre de projet compte plus qu’ailleurs : on ne l’achète pas comme un crossover classique. On l’achète comme une toile vierge. Une voiture qu’on commence à modifier dans sa tête avant même de quitter la concession.

Tout le paradoxe du Jimny est là : il reste lui-même précisément quand on le change. Il suffit de montrer clairement vers où il s’en va.

suzuki-media.jp