Pavel Pavlov

MINI vient de lâcher sa hot hatch électrique sur la Corée, et les locaux n’étaient pas prêts

Le MINI JCW Aceman débarque au BIMOS 2026 de Busan : 258 ch, une palette de boost de 10 secondes et un culot que les VE coréens n’essaient même pas d’imiter.

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Au salon BIMOS 2026 de Busan, MINI a enfin débarqué en Corée avec la voiture que beaucoup attendaient ici depuis ses débuts parisiens de 2024 — le MINI John Cooper Works Aceman 100 % électrique. Le premier crossover « chaud » de MINI sans une goutte d’essence sous le capot. Et il atterrit enfin dans un pays qui en connaît un rayon sur la voiture électrique.

© A. Krivonosov pour Tarantas.news

La voiture est arrivée sur le stand en tenue de combat : carrosserie sombre, toit Chili Red contrastant, accents rouges sur tout le périmètre et un gros logo John Cooper Works sur le hayon. Mais ce n’est pas une simple livrée pour show-room. Sous toute cette esbroufe se cache une électrique de série à traction avant, animée par un moteur de 190 kW, soit 258 ch. Couple — 350 Nm. Zéro à 100 km/h — 6,4 secondes. Vitesse maxi — 200 km/h, sans le plafond mollasson à 150 km/h auquel sont discrètement bridés tant de VE urbains.

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Et voici le numéro phare du JCW Aceman — la fonction boost. En mode Go-Kart, le conducteur tire sur une palette au volant et reçoit 20 kW supplémentaires pendant 10 secondes. Un compte à rebours tourne sur les écrans, le générateur de son hurle, le train avant gigote sous la charge. Du pur théâtre — et ça marche. MINI insiste aussi sur les réglages châssis : ressorts plus fermes, carrossage négatif accru à l’avant, barres antiroulis spécifiques. La voiture doit conserver la fameuse sensation de « kart » — mais désormais sans moteur thermique.

La batterie du JCW Aceman est la même que celle des versions électriques moins musclées : 54,2 kWh bruts. Mais l’autonomie annoncée, c’est le point faible : à peine 355 km en cycle WLTP. En Corée, franchement, ce n’est pas un argument. Le Kia EV3 local en finition Long Range va jusqu’à 605 km. Le Hyundai Kona Electric dépasse les 500. Sur ce tableau, MINI perd sèchement. Mais elle ne s’est jamais inscrite à ce match. Ce qui se vend ici, c’est autre chose — gabarit compact, look impertinent, position de conduite sportive et l’image d’une citadine qui refuse de se fondre dans la masse. L’autonomie, dans cette équation, n’est pas la variable principale.

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L’habitacle suit le scénario MINI classique : écran OLED circulaire au centre de la planche de bord, presque aucune commande physique, basculeurs sur la console basse, sièges sport à boudins prononcés et des accents rouges JCW partout. Et c’est ici que ça décroche du reste des VE modernes. Eux essaient à tout prix de paraître neutres et sages, comme un iPad sur roues. L’Aceman joue la carte inverse. Presque chaque détail crie la même chose : on ne vous vend pas un moyen de transport. On vous vend un caractère.

© A. Krivonosov для Tarantas.news