06:24 14-01-2026
Classement ADAC 2025: les voitures électriques en tête du coût total de possession
ADAC a clos l’année 2025 en publiant son classement annuel des voitures les plus efficientes en coût total de possession. L’étude s’étale sur un cycle de cinq ans et additionne décote, taxes, assurance, entretien et frais d’usage, selon 32CARS.RU.
Pour la première fois, les voitures électriques s’imposent sans conteste. Un an plus tôt, le meilleur VE n’atteignait que la deuxième place; fin 2025, sept modèles branchés se hissent dans le top 10.
En tête, la Hyundai Inster l’emporte grâce à un cocktail convaincant de prix, de frais d’entretien contenus et de valeurs résiduelles solides. Juste derrière, la MINI Cooper E prend la deuxième place en conciliant au mieux sa note technique et ses coûts globaux.
Le top dix accueille aussi les Dacia Spring, KIA EV3, MINI Aceman, Renault 5 E-Tech et Skoda Elroq. Cette dernière décroche la meilleure note technique de tout le tableau — 1,6 — devançant même des modèles plus abordables.
Dans le même temps, la Dacia Spring s’avère la plus économe en dépenses totales, avec une note de 1,4, portée par un tarif d’accès minimal et des coûts d’usage extrêmement bas. Au total, ADAC a passé au crible environ 100 modèles. Aucun n’a obtenu la mention « très bien »: 32 ont été jugés « bien », 63 « satisfaisants » et 5 seulement « suffisants ».
Les modèles thermiques haut de gamme s’en sortent le moins bien sur le plan économique: forte décote et entretien coûteux pèsent lourd dans la balance. ADAC précise aussi que les marques chinoises ont été écartées, faute de données fiables sur les coûts de possession. Le signal adressé au marché paraît limpide: l’électrique s’impose moins par la rhétorique écologique que par la froide comptabilité, et il devient difficile d’ignorer que les acheteurs scrutent désormais le coût global avant tout.
La liste 2025 d’ADAC ressemble à un point d’inflexion. Les VE ne s’imposent ni à coups de subventions ni par effet de mode, mais par le calcul. Si la trajectoire se confirme, le choix entre un moteur thermique et un moteur électrique se tranchera de moins en moins à l’instinct et de plus en plus à la calculette — et, sur le terrain, c’est souvent ce genre d’arbitrage qui fait basculer un marché.