Mercedes-Benz affronte des défis majeurs sur le marché américain, où il commence à perdre du terrain face à son principal rival BMW. L’an dernier, l’écart de ventes s’est creusé à plus de 85 000 véhicules, ce qui a poussé la direction à revoir sa stratégie.

Jason Hoff, responsable de Mercedes-Benz Amérique du Nord, a souligné que le retard n’est pas dû à des facteurs externes, mais à des processus internes. Il a constaté que les équipes de l’entreprise, y compris les ingénieurs et les services, travaillent en silos.

Cela réduit l’efficacité et ralentit la réponse aux demandes du marché. Mercedes perçoit déjà un potentiel dans une intégration plus étroite de ses divisions pour accélérer le développement des produits et améliorer l’expérience client.

Le constructeur prévoit de renforcer sa présence par la production locale de modèles populaires et l’élargissement de ses offres technologiques. Concrètement, cela implique le développement de systèmes d’aide à la conduite de niveau SAE 3, qui permettent un transfert partiel du contrôle au véhicule.

Toutefois, la demande pour ces solutions reste limitée en raison de leur coût élevé. En pratique, cela signifie que miser uniquement sur la technologie ne garantit pas une augmentation rapide des ventes.

Mercedes ajuste également sa stratégie d’électrification. Plutôt qu’une transition complète vers les véhicules électriques, la marque revient à une approche multi-format, proposant des versions essence, hybride et électrique d’un même modèle.

Dans l’ensemble, Mercedes se retrouve dans une situation où il doit simultanément résoudre des problèmes internes et s’adapter au marché. Alors que BMW consolide sa position, Mercedes ne restructure sa stratégie que maintenant. Les prochaines années révéleront si la marque peut retrouver son leadership.