Le magazine L’Argus a mis l'Alpine A390 GT à l'épreuve sur 2500 km. Ce premier SUV sportif de la marque a été testé en famille, sur autoroute, en ville et sur routes sinueuses.
Pour l'instant, l'A390 n'est disponible qu'en version GT forte de 401 ch. La variante GTS de 470 ch est repoussée à cause de problèmes d'approvisionnement en batteries. La GT propose trois moteurs électriques, une batterie LG de 89 kWh, et pèse 2124 kg.
Malgré ce poids, la voiture obtient d'excellents résultats en tenue de route. Direction rapide, châssis précis, bonne stabilité. L'électronique reste toutefois conservatrice : même en mode Track, elle bride rapidement toute velléité de survirage.
Côté praticité, quelques réserves. Le toit bas et les montants épais gênent l'accès aux places arrière, et l'habitabilité est limitée. En revanche, le coffre de 532 litres suffit pour un voyage en famille.
Le point noir, c'est la consommation. Sur routes secondaires et en ville, la moyenne s'établit à 21,8 kWh/100 km, soit une autonomie réelle d'environ 408 km. Sur autoroute à 130 km/h, elle grimpe à 27,1 kWh/100 km, ce qui ramène l'autonomie à 230 km environ entre deux recharges rapides. Le passage de 20 à 80 % prend 27 minutes.
À partir de 67 500 €, l'A390 GT ne propose pas non plus d'affichage tête haute, de direction des roues arrière, de suspension adaptative ni de toit panoramique. Parmi les électriques capables de rouler en ville comme sur longue distance, le modèle se distingue par son tempérament, mais fait moins bien que certains rivaux sur le plan de l'efficacité.