BMW garde son V8 S68 à pleine puissance pour le marché américain
BMW confirme que son moteur V8 S68 reste à pleine puissance aux États-Unis, sans réduction, contrairement à l'Europe où il est bridé pour Euro 7.
BMW a officiellement confirmé qu’elle ne réduira pas la puissance de son moteur V8 biturbo S68 pour le marché nord-américain. Le bloc 4,4 litres, utilisé sur la BMW M5 et la XM Label, conservera toute sa puissance aux États-Unis malgré des normes environnementales plus strictes en Europe.
Dans l’Union européenne, la situation est différente. Dès les prochains mois, la partie essence du groupe motopropulseur perdra 40 chevaux pour se conformer à la future norme Euro 7, qui entrera en vigueur en 2027. BMW compensera cette baisse de puissance par un moteur électrique plus puissant, maintenant la puissance totale du système hybride à 717 chevaux pour la M5 et 737 chevaux pour la XM Label. Toutefois, le fait que le V8 soit « bridé » suscite la controverse parmi les passionnés de la marque.
Un représentant de BMW a confirmé dans un communiqué officiel que l’équilibre entre le moteur thermique et la partie électrique restera inchangé pour les États-Unis. Cela signifie que les versions américaines de la M5 et de la XM continueront d’utiliser le S68 « sans restriction », sans aucune réduction de puissance. En Europe, BMW va au-delà d’un simple bridage.
Les ingénieurs mettent en œuvre le cycle Miller, affinent le système de dépollution des gaz d’échappement et recalibrent l’électronique de contrôle. Formellement, cela devrait améliorer les performances environnementales et la consommation de carburant, mais les amateurs des modèles M classiques s’inquiètent déjà de perdre le caractère « authentique ».
Par ailleurs, le S68 reste un moteur clé pour les futurs modèles de la marque. Il équipera les nouvelles X5 M, X6 M, X7, ainsi que les futures versions ALPINA, dont un potentiel successeur de la B7 et de la XB7.
Même à l’ère de l’électrification, BMW n’est visiblement pas prête à dire adieu au V8 – du moins là où la réglementation le permet encore. La décision de préserver la pleine puissance du V8 pour les États-Unis montre clairement que l’avenir des « vrais » moteurs est désormais déterminé non par les ingénieurs, mais par les régulateurs : là où c’est possible, BMW livre la performance maximale ; là où ce n’est pas le cas, elle sauve les chiffres grâce au moteur électrique.