Stellantis intensifie ses efforts en matière de qualité après une série de lancements de nouveaux modèles problématiques. Selon les rapports J.D. Power, le tableau est mitigé selon les marques : Jeep et Dodge obtiennent des scores supérieurs à la moyenne, tandis que Chrysler et Ram affichent des performances nettement moins bonnes. En réaction, l'entreprise a lancé une refonte majeure de ses processus, avec plus de 2 000 ingénieurs déjà recrutés pour résoudre les défauts systémiques.

Les concessionnaires attribuent ces problèmes émergents à des mesures antérieures de réduction des coûts qui ont entraîné une pénurie de personnel qualifié. Ce manque est lié à des solutions logicielles non finalisées et à des défauts dans les nouveaux modèles, du Charger Daytona au Wagoneer S. La nouvelle direction de Stellantis, dirigée par Antonio Filosa, a déclaré une « offensive mondiale sur la qualité », avec le directeur de la qualité Sébastien Jacquet devenant une figure centrale de la réforme.

Le déclin de la fiabilité est aggravé par le lancement de nouvelles plateformes et technologies, car les véhicules conçus « de zéro » présentent généralement le plus de défis. Les experts de Consumer Reports ont noté que les marques les plus fiables, Toyota et Subaru, s'appuient sur des architectures stables et des groupes motopropulseurs éprouvés pour minimiser les risques.

Face à des pertes de 26,3 milliards de dollars prévues pour 2025, en partie dues à une mauvaise estimation de la demande en électrification, Stellantis ne peut se permettre de nouveaux faux pas. Pour Jeep et Ram, qui ont vendu plus d'un million de véhicules aux États-Unis l'année dernière, une qualité constante est un facteur crucial pour fidéliser leur clientèle. L'entreprise reconnaît désormais ouvertement ses problèmes et s'engage dans une restructuration, visant à restaurer la confiance du marché.