Hyundai dévoile Palisade hybride et Elexio électrique au Salon de Pékin
Notre correspondant a testé le grand SUV hybride Palisade et le crossover électrique Elexio à Pékin. Deux stratégies pour Hyundai : confort familial vs technologie locale pour la Chine.
Au Salon de l'Auto de Pékin, notre correspondant a pu découvrir deux modèles majeurs chez Hyundai : le grand Palisade hybride et le nouveau crossover électrique Elexio. Ils incarnent deux stratégies de développement distinctes : d'un côté, un SUV familial classique qui délaisse le diesel pour l'hybride ; de l'autre, un véhicule électrique conçu localement pour la Chine, avec un grand écran et une architecture 400 volts qui fait débat.

Le Palisade exposé semble répondre directement à la demande de grands SUV familiaux : une carrosserie anguleuse, une calandre massive, des feux verticaux et des proportions généreuses lui confèrent un air de véhicule premium. La principale évolution se situe sous le capot : un système hybride parallèle remplace le moteur diesel.

À ses côtés, Hyundai a dévoilé l'Elexio, un crossover électrique développé avec BAIC Motors pour le marché chinois. Contrairement aux modèles mondiaux de Hyundai, cette voiture est plus adaptée à la production locale et aux habitudes des utilisateurs. Les photos montrent un design plus sobre, avec une face avant lisse, un éclairage à pixels, un toit noir et un habitacle épuré, presque minimaliste.

Le Palisade hybride est animé par un moteur 2,5 litres Turbo G-DI associé à un moteur électrique, pour une puissance cumulée de 334 ch et 460 Nm, accouplé à une boîte automatique à six rapports. La version haut de gamme propose une transmission intégrale, tandis que les autres sont des traction avant. Cette dernière abat le 0 à 100 km/h en environ 8,1 secondes, soit plus vite que l'ancien diesel.
Le Palisade reste un grand SUV : 5 065 mm de long, 1 980 mm de large, 1 805 mm de haut, avec un empattement de 2 900 mm et une garde au sol de 203 mm. Il peut accueillir jusqu'à sept personnes, dispose de deux écrans de 12,3 pouces et, dans les finitions haut de gamme, on trouve du cuir Nappa, un massage conducteur, des sièges capitaine de deuxième rangée, six ports USB-C, une recharge sans fil et la suite Hyundai SmartSense.

L'Elexio repose sur la plateforme électrique E-GMP de Hyundai, mais utilise un système 400 volts au lieu de l'architecture 800 volts plus avancée. Résultat, la recharge de 10 à 80 % prend environ 38 minutes, même sur une borne puissante. Dans l'habitacle, l'élément phare est un écran de 27 pouces qui s'étend sur presque toute la planche de bord, tandis que le combiné d'instruments traditionnel est remplacé par un affichage projeté.

Hyundai a donc misé sur deux approches différentes à Pékin. Le Palisade hybride apparaît comme une évolution logique d'un grand SUV familial : plus de puissance, moins de diesel et l'accent sur le confort. L'Elexio, quant à lui, est une expérience pour la Chine — technologique et accrocheur, mais avec des questions persistantes sur la recharge, l'interface et l'électronique. Pour Hyundai, c'est un tournant : la marque ne peut plus se contenter d'importer ses modèles mondiaux en Chine ; elle doit créer des voitures adaptées aux goûts locaux, au rythme du marché et à la concurrence féroce des BYD, Li Auto, Aito, Zeekr et autres.