Votre BMW peut désormais apprendre de la route pour améliorer ses propres aides

Votre BMW peut désormais apprendre de la route pour améliorer ses propres aides
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Dmitry Yakin
Auteur : Dmitry Yakin

BMW modifie le traitement des images: après certains événements, jusqu’à 120 secondes de vidéo brute peuvent rejoindre un environnement protégé pour améliorer les aides à la conduite.

Les caméras BMW peuvent désormais envoyer jusqu’à 120 secondes de vidéo routière aux serveurs du constructeur après un seul événement. Et le changement le plus sensible arrive à la mi-septembre : l’enregistrement pourra être transmis avant même que les visages et les plaques d’immatriculation soient floutés dans la voiture. BMW veut ainsi donner à ses aides à la conduite des situations plus « réelles » pour apprendre.

Il ne s’agit toutefois pas d’une surveillance permanente. BMW souligne que les données ne sont enregistrées qu’après des événements déclencheurs prédéfinis. Cela peut être un avertissement ou une intervention de l’Emergency Brake Assistant, une manœuvre d’évitement soudaine ou la détection d’un obstacle inattendu. Avec la vidéo peuvent aussi être conservées les données des radars et capteurs ultrasoniques, les coordonnées GPS, l’heure de l’enregistrement, la vitesse, l’angle du volant, la position de la pédale de frein ainsi que les conditions de lumière et de météo.

Le vrai bouleversement concerne le traitement de l’image. D’avril jusqu’au passage progressif au nouveau système en septembre 2026, les visages des autres usagers et les plaques étaient, autant que possible, masqués directement dans le véhicule avant l’envoi. Désormais, l’enregistrement original peut d’abord rejoindre l’environnement protégé BMW Blackbox, où un logiciel l’analyse automatiquement. Si un développeur doit ensuite consulter une séquence précise, les visages et les plaques doivent être floutés avant la lecture.

Autre condition essentielle : la collecte ne fonctionne qu’après le consentement préalable du client. Après un transfert réussi, BMW supprime les données permettant d’identifier le véhicule, y compris le VIN, avant que le contenu ne soit utilisé pour le développement et l’analyse, tandis que la copie temporaire est automatiquement effacée de la voiture. Le constructeur précise aussi que ses systèmes ne sont pas conçus pour identifier les piétons, cyclistes ou autres usagers de la route.

Le programme concerne actuellement les BMW iX3, i3, X5 et Série 7 équipées de la version requise de BMW Operating System X. Dans son communiqué officiel, la marque évoque également de futurs nouveaux modèles et des mises à jour de gamme dotés des capteurs et de l’architecture de traitement nécessaires.

C’est ici que le Software-Defined Vehicle cesse d’être un joli terme de présentation. Une voiture de série ne se contente plus de recevoir des mises à jour OTA : avec l’accord du propriétaire, elle devient aussi une source de situations routières réelles que BMW pourra exploiter pour améliorer les futures versions de l’ADAS et des fonctions de conduite partiellement automatisées.

BMW indique que la collecte de données est déployée en Allemagne et dans d’autres pays de l’Espace économique européen, conformément aux législations locales. La disponibilité peut donc varier selon les marchés, tandis que les améliorations logicielles entraînées sur des données routières européennes pourront ensuite atteindre d’autres régions où BMW prend en charge les fonctions concernées et les mises à jour OTA.

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