Le fourgon coûte moins cher que tout ce qu'on lui ajoute, et ça change tout

Le fourgon coûte moins cher que tout ce qu'on lui ajoute, et ça change tout
Скриншот Youtube
Vlad Komarov
Auteur : Vlad Komarov

Gone Mobile Vans facture entre 75 000 et 95 000 dollars pour son aménagement tout-terrain du Transit, en plus d'un fourgon déjà affiché à 59 180 dollars. Voici ce que contient réellement ce projet à six chiffres.

95 000 dollars — et le fourgon lui-même n'est pas inclus. C'est le tarif affiché par Gone Mobile Vans pour son nouvel aménagement du Ford Transit, qui transforme ce qui ressemble à un camping-car modeste en achat à six chiffres. L'entreprise chiffre ses conversions entre 75 000 et 95 000 dollars, alors qu'un Transit millésime 2026 démarre lui-même à 59 180 dollars aux États-Unis. Additionnez le tout, et le minimum dépasse 134 000 dollars. Un châssis intégral avec toit surélevé coûte encore plus cher.

Le projet part d'un Transit 2026 en version à quatre roues motrices. Le fourgon gagne 50 mm de garde au sol, une protection d'intercooler, des amortisseurs réglables, des pneus tout-terrain, des modules de rangement extérieurs et des élargisseurs de carrosserie. Ce sont justement ces élargisseurs qui libèrent la place pour un lit deux places installé en travers de l'habitacle — en dessous se cache un espace de chargement traversant avec une plateforme coulissante de 910 mm.

Fourgon aménagé sur base Ford Transit
© Youtube

À l'intérieur, on trouve un réfrigérateur de 85 litres, un évier, une douche pliante, des toilettes, un chauffage, 91 litres d'eau propre et un réservoir de 60 litres pour les eaux usées. Le système électrique EcoFlow stocke 10 kWh et délivre jusqu'à 3 600 W, de quoi alimenter même la climatisation. Une précision s'impose ici : les deux blocs EcoFlow fonctionnent sur une architecture 48 volts et stockent chacun 5 kWh, et non 5 kW comme on le voit parfois pour ce type d'aménagement — la distinction compte, car il s'agit d'énergie stockée, pas de puissance instantanée.

Côté solaire, le compte est moins rond. Seuls deux panneaux de 100 W trônent sur le toit. Dans des conditions idéales, il leur faudrait environ 50 heures d'ensoleillement maximal pour produire ces fameux 10 kWh, sans même compter les pertes, inévitables en pratique. Le solaire joue ici un rôle d'appoint, pas de source principale : sans prise secteur au camping ou recharge via l'alternateur du Transit en roulant, le système finit à sec.

Gone Mobile Vans n'a communiqué ni le prix final de ce véhicule précis, ni son poids à vide, ni la charge utile restante. Ce sont pourtant ces chiffres qui comptent vraiment : une fois l'eau, les batteries, le mobilier, la roue de secours et l'équipement extérieur montés, le Transit pourrait se révéler bien moins pratique que ne le laisse penser la vidéo léchée. Seule la pesée donnera la réponse.

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