Une réparation ne suffisait pas, Toyota rappelle de nouveau la COMS

Une réparation ne suffisait pas, Toyota rappelle de nouveau la COMS
Toyota Auto Body
Dmitry Yakin
Auteur : Dmitry Yakin

Toyota Auto Body reconnaît que sa réparation de janvier n’avait pas couvert un second défaut du frein de stationnement de la COMS — 11 467 véhicules doivent recevoir de nouveaux câbles et leviers.

Toyota Auto Body a visiblement fêté sa victoire trop tôt en janvier. Le constructeur a dû rappeler une seconde fois sa microcitadine électrique monoplace COMS — la campagne hivernale ne couvrait pas toutes les causes possibles de défaillance du frein de stationnement. Un nouvel avis, déposé le 15 juillet sous le numéro 5848, concerne désormais les véhicules produits entre le 4 juillet 2012 et le 8 avril 2025.

Le premier défaut concerne un cliquet à l’intérieur du levier de frein dont la dureté était insuffisante lors de la fabrication. Un choc important peut endommager son bord, et l’usage continu use progressivement la pièce jusqu’à ce que le levier ne tienne plus en position relevée. Trois réclamations ont été enregistrées sur ce point.

Le second problème s’est révélé bien plus fréquent — 29 cas — et c’est la vraie raison pour laquelle Toyota Auto Body a dû reprendre toute la campagne. Une soudure de qualité insuffisante peut faire se détacher le support de guidage du câble. À l’usage répété, le câble s’enfonce dans le mécanisme, la course du levier augmente, et le frein de stationnement perd progressivement en efficacité. Le constructeur recense au total 32 incidents. Aucun accident pour l’instant — mais ce « pour l’instant » pèse lourd dans la phrase.

Dans le pire des cas, une COMS garée pourrait se mettre à rouler d’elle-même. La nouvelle réparation va donc plus loin que celle de janvier : sur tous les véhicules, le levier de frein de stationnement, le câble et son support seront remplacés. Si un espaceur supplémentaire est monté sur le câble, il sera retiré. Cette procédure vaudra aussi exécution de la campagne précédente, portant le numéro 5762 — personne ne paiera donc deux fois pour la même pièce.

Ce qui frappe ici, c’est la durée de la période couverte. Le rappel concerne des COMS produites sur près de 13 ans, soit pratiquement tout le cycle de vie de cette génération de micro-véhicule. La plage de numéros de châssis indiquée est plus large que le nombre réel de véhicules concernés : il faut donc vérifier son cas par le numéro de série, pas seulement par l’année de fabrication.

Conséquence immédiate : une partie des propriétaires déjà passés en concession pour le rappel de janvier seront rappelés. Ils doivent désormais s’assurer que c’est bien la nouvelle procédure, avec remplacement des trois éléments, qui a été appliquée — pas seulement la réparation initiale.

Le rappel est enregistré auprès du ministère japonais du Territoire, des Infrastructures, des Transports et du Tourisme (MLIT) sous le numéro 5848 et concerne le seul modèle ZAD-TAK30 — une microcitadine réservée au marché japonais. Une fois la réparation effectuée, un autocollant portant le numéro 5848 est apposé près de l’ancrage de la ceinture du conducteur, preuve que la procédure élargie a bien été réalisée, et non la seule réparation de janvier. Toyota Auto Body n’a pas encore communiqué de dates d’envoi des courriers aux propriétaires : les avis partiront au fur et à mesure de la disponibilité des pièces et du matériel. Les propriétaires peuvent joindre gratuitement le service qualité au 0120-100-804 (9h00–12h00 et 13h00–17h00, sauf week-ends).

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