271 000 km, une douche privée et un logo Toyota — voici le camping-car le plus improbable du monde

271 000 km, une douche privée et un logo Toyota — voici le camping-car le plus improbable du monde
Fourbie Exchange
Dmitry Yakin
Auteur : Dmitry Yakin

Un Toyota HiAce Grand Cabin de 1994 venu du Japon est en vente aux États-Unis — et cache une vraie salle de bain avec douche chaude à l'arrière. Gros kilométrage, surprise encore plus grosse.

À première vue — juste un vieux van japonais fatigué. Un Toyota HiAce Grand Cabin de 1994, actuellement en vente aux États-Unis. Puis on ouvre la porte arrière — et là, une vraie salle de bain, lavabo et douche chaude inclus.

Le van a été initialement construit pour le marché japonais, mais il porte aujourd’hui des papiers et une immatriculation américains. Le kilométrage n’est pas une blague — environ 271 000 km. À l’échelle automobile, c’est presque un aller-retour vers la Lune. Mais l’ancien propriétaire a mis le paquet sur l’intérieur : sièges retapissés en cuir bordeaux avec surpiqûres contrastées, console centrale relookée avec un panneau en bois et des porte-gobelets métalliques.

Aménagement camping-car d'un Toyota HiAce Grand Cabin de 1994
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La vraie magie commence à partir de la deuxième rangée. À bord : un réfrigérateur de 40 litres, une TV murale, la climatisation, des haut-parleurs intégrés et des sièges qui se transforment en un généreux espace nuit. Ce n’est pas un van de salon construit pour les réseaux sociaux. C’est un véhicule avec lequel on roule vraiment et dans lequel on dort vraiment.

Mais la grosse surprise est tout à l’arrière. Derrière une porte séparée se cache un véritable cabinet de toilette : sol blanc étanche, mini-vasque rose et blanche avec meuble sous-vasque, et douche à eau chaude. Pour un van compact, c’est à la limite de l’impossible. Sur ce type de conversion, il faut généralement choisir entre les bagages, le lit et la cuisine. Ici, ils ont en plus réussi à caser une salle de bain privative.

Sous le capot — un diesel atmosphérique de 2,8 litres. Et c’est là que ça devient vraiment intéressant. Il y a moins de 10 000 km, le van a reçu une courroie de distribution neuve, des galets, une pompe à eau, le joint de carter de distribution, des supports moteur, un thermostat, un silencieux, des injecteurs et un alternateur. Sur un van japonais de 30 ans, ça compte plus que le cuir : on ne paie pas seulement pour la déco, mais pour une vraie chance d’aller plus loin que le premier garage venu.

Aménagement camping-car d'un Toyota HiAce Grand Cabin de 1994
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Le prix — 17 995 dollars, environ 15 500 euros. Beaucoup d’argent pour un vieux HiAce avec un sérieux kilométrage ? Si on le voit comme un simple van — oui. Si on le voit comme un mini camping-car prêt à partir, avec ses papiers, un diesel Toyota incassable et le bonus rare d’une douche privée — tout à coup les comptes changent. Un camping-car neuf coûte plusieurs fois plus. Et un aménagement en autoconstruction dévore d’habitude à la fois le portefeuille et des mois de vie.

Les vans japonais sont depuis longtemps cultes chez les voyageurs au long cours : fiables, économes, quasi inusables. La vraie valeur de cet exemplaire-ci, c’est qu’il est déjà homologué aux États-Unis et prêt à prendre la route dès demain.

Parfois, un gros kilométrage fait moins peur qu’un habitacle vide. Avec ce HiAce, c’est l’inverse : beaucoup de kilomètres au compteur — mais à l’intérieur, exactement ce que les autres mettent des années à construire de zéro.

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